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Art. 34

Le Cercle de l'Armée de l'intérieur
 

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La fin de la guerre n'a pas satisfait nos espoirs et la Pologne s'était retrouvée sous une nouvelle occupation soviétique. Bien que libre elle n'était pas indépendante.

Le général Bór-Komorowski nommé le commandant en chef dans les derniers jours de l'Insurrection, le général Tadeusz Pełczyński, le chef de l'état-major du Commandement en chef de l'Armée de l'intérieur, le général Antoni Chruściel, „Monter”, le commandant de l'Arrondissement de Varsovie de l'Armée de l'intérieur sont arrivés à Londres de la captivité. Successivement d'autres participants importants de l'État clandestin qui ont réussi à survivre les luttes à Varsovie et à d'autres endroits et qui n'ont pas été raflés par une occupation soviétique successive arrivaient à Londres.

Ces rencontres avaient une nature éminemment fraternelle et solidaire. Les uns s'adressaient aux autres par la formule "collègue". Par exemple "Collègue Général". Ils avaient en commun non seulement le même vécu, mais aussi la conviction profonde que la lutte n'est pas terminée. Bien que maintenant cette lutte ne se fasse plus l'arme à la main, il faut continuer à lutter pour une Pologne libre, indépendante et démocratique.

Bien sûr beaucoup de soldats de l'Armée de l'intérieur après être sortis de la captivité se trouvaient en Allemagne. Certains sont parvenus à joindre le Second Corps. Il y avait parmi eux des personnes égarées qui vivaient douloureusement la défaite et les espoirs déçus. Leur ancien commandant le général Bór-Komorowski et d'autres qui travaillaient sur la conception de la lutte à continuer leur ont tendu une main secourable.

À Londres en décembre 1945 a eu lieu une rencontre sous la présidence du général Bór-Komorowski et le comité d'organisation du Cercle de l'Armée de l'intérieur a été créé. Comme président le général Tadeusz Pełczyński a été nommé. Ses membres ont été les suivants: Józef Garliński, Stanisław Juszczakiewicz, Kazimierz Iranek-Osmecki, Janina Karasiówna, Bogdan Kwiatkowski, Franciszek Miszczak, Jan Nowak, Andrzej Pomian, Henryk Zabielski. Il s'agissait de la première Filiale du Cercle de l'Armée de l'intérieur à Londres.

Le Directoire Principal du Cercle de Londres était représenté par: le Président Józef Garliński, les vice-présidents: Paweł Hęciak, Maria Bispingowa.
Le secrétaire: S. Okońska.

Józef Garliński a souligné lors du premier Congrès les tâches étendues et dures auxquels les membres du Cercle de l'Armée de l'intérieur devaient faire face. La lutte sur l'arène internationale pour les droits justifiés de la Pologne à une existence indépendante, la défense de la vérité historique qui était intensément falsifiée par les ennemis, l'accomplissement des tâches dans le cadre de la construction d'une communauté forte d'émigrés, l'assistance mutuelle interne, mais avant tout l'assistance à ceux qui sont restés en Pologne.

Dans le cadre des Archives des forces armées un Bureau Autonome de l'Armée de l'intérieur a été créé. Pour cette raison le chef de l'état-major de l'armée le divisionnaire Stanisław Kopański a décidé de transférer tout ce qui concernait l'État clandestin au général Bór-Komorowski pour qu'il en dispose. Le général Bór-Komorowski a invité les officiers de l'Armée de l'intérieur et les dirigeants politiques de la Pologne Clandestine afin de créer un "trust" (fiducie) sous le nom "L'Étude de la Pologne Clandestine". La réunion a eu lieu le 29 octobre 1946 au "Foyer Polonais (Ognisko Polskie)". Le général Tadeusz Pełczyński a présenté le projet de la fiducie ainsi que ses tâches:

  • Le rassemblement des matériaux historiques de l'histoire de la Pologne Clandestine et l'organisation des archives.
  • Le rassemblement des publications de cette période et la création d'une bibliothèque.
  • Le choix d'études pour l'impression portant sur ce sujet qui ont été écrites sur la base des archives propres.

Le 19 février 1947 l'Étude de la Pologne Clandestine (Studium Polski Podziemnej) a été officiellement créée. Son but était de réaliser les objectifs mentionnés ci-dessus.

Le 15 décembre 1946 le premier "Bulletin d'information" bihebdomadaire publié par le Cercle de l'Armée de l'intérieur est apparu. En se référant au mot d'ordre du "Bulletin d'information pertinent" (qui avait été publié du 1 novembre 1939 au 4 octobre 1944): "Béni soient ceux qui sous les tonnerres n'ont pas perdu l'équilibre de l'âme et de l'esprit..." ne pouvaient pas se sentir qu'ils sont le magazine de la nation entière. Le Bulletin d'information pertinent pouvait seulement être publié de nouveau en une Pologne indépendante.

Loin de la Pologne on maintenait la tradition de la lutte et grâce aux efforts civils, avec des méthodes changées on allait vers le même but: vers une Pologne libre, indépendante et juste socialement.

De la Pologne on nous observait et on espérait que nous utilisions les possibilités d'être dans le monde libre.  Et nous nous suivions la situation en Pologne.

50.000 soldats de l'Armée de l'intérieur ont été arrêtés et déportés par les Russes après des luttes communes. Le soutien en Pologne aux soldats de l'Armée de l'intérieur était le rôle d'avant-garde au niveau de l'exécution des tâches en émigration. Il n'était pas permis de gaspiller les souffrances des victimes et de perdre cette lutte à mort.

On essayait d'arriver à l'opinion publique des pays occidentaux. Il a été possible de placer des lettres aux rédactions de „Time and Tide”, „The Tablet” et „The Truth.”

En mars 1947 dans le Bulletin Andrzej Pomian-Dowmuntt a placé l'article intitulé "Les tâches et l'attitude". Il y écrivait sur la nécessité d'adapter les méthodes aux conditions. La lutte pour la nation était menée en Pologne et l'attitude de la lutte doit se manifester en émigration, seulement sous d'autres formes.

Jerzy „Jura” Lerski  a écrit un article intitulé "Les remarques sur les tâches de l'émigration".

Dans l'édition de mai de cette même année Jan Nowak (Jeziorański) citait les paroles de „Grzegorz” (gen. Pełczyński) durant le briefing chez le Commandant en chef en été 1943: "Notre organisation a planté ses racines si profondément et sur une étendue si large qu'il est impossible de la détruire autrement qu'en détruisant la nation entière".

Et c'est pour cette raison qu'après la guerre les autorités communistes ont lutté si intensément contre les anciens soldats de l'Armée de l'intérieur. C'est pour cette même raison qu'elles ont perfidement arrêté la tête de l'État clandestin en les personnes du général Okulicki et du Délégué du Gouvernement pour la Pologne Stanisław Jankowski et de beaucoup d'autres.  Les procès pour l'exemple devaient tromper le savoir de l'Occident. Nous devions défendre la vérité de toutes nos forces et ces personnes illégalement arrêtées et jugées.

Le Cercle de l'Armée de l'intérieur a considéré depuis le début comme son devoir la réaction à la situation politique et une attitude active face aux événements survenus en Pologne ainsi que de tendre à unifier l'émigration.

L'Association des anciens combattants polonais au début se concentrait sur l'aide mutuelle et sur les affaires sociales. En 1947 une organisation supérieure a été créée sous le nom l'Union Polonaise en Grande Bretagne. Le Cercle de l'Armée de l'intérieur s'était joint à l'Union et au cours de la première réunion du Conseil Général les représentants du Cercle ont soumis quatre motions importantes:

  • La création d'une représentation politique polonaise en émigration ayant la nature et les droits du parlement. La direction de la vie polonaise en émigration devrait être représentée par toutes les forces politiques et sociales.
  • Nous considérons la création du Trésor National comme étant nécessaire et il doit être basé sur l'imposition de toutes les Polonais à l'étranger. La commission devait veiller à une disposition rationnelle des biens publics.
  • La préoccupation pour un problème important des citoyens polonais au Royaume Uni qui se voient chargés du reproche de trahison de la Nation et de l'État Polonais en relation à la République de Pologne. En premier lieu il s'agissait des condamnés avec des jugements valides militaires et civils.
  • La position du Conseil de l'Union Polonaise face à la détention dans les prisons et dans les camps soviétiques des Chefs de la Pologne Clandestine avec le Délégué du Gouvernement Stanisław Jankowski et le général  Leopold Okulicki en tête et face à la persécution des milliers des soldats de l'ancienne Armée de l'intérieur.
  • La Commission a élaboré des motions ayant pour but d'éveiller la conscience du monde dans cette affaire et d'influencer les gouvernements des démocraties occidentales pour qu'ils veuillent agir ensemble.

 

Sur l'initiative des participants au mouvement clandestin et sur la base de l'ordre du général Bór-Komorowski une institution historique sous le nom "L'Étude de la Pologne Clandestine" a été créée à Londres. Son but était de rassembler toutes sortes de matériaux d'archives relatifs à la Deuxième Guerre Mondiale en Pologne. Le général Bór-Komorowski  a ordonné de transférer la collection du 6ème  détachement à la collection de l'Étude de la Pologne Clandestine.

Le Cercle de l'Armée de l'intérieur a organisé un nouveau concours pour les récits et les mémoires de la période de la guerre.  L'étude de la Pologne Clandestine a rassemblé et classifié tous les récits et documents et le Cercle de l'Armée de l'intérieur a publié certaines mémoires dans le "Bulletin d'information".

Durant les dernières années le sort a éparpillé les membres de l'Armée de l'intérieur dans différents pays, cependant les liens ont en principe survécu.

Des nouveaux cercles qui sont des filiales ont été créés en Angleterre, en Écosse, en France, en Allemagne, en Belgique, en Suède, aux États-Unis, au Canada, en Amérique du Sud et en Australie.

En 1954 le colonel Edward Radwan-Pfeiffer a organisé une Association des soldats de l'Armée de l'intérieur indépendante. Le général Bór-Komorowski y a réagi très fortement en considérant qu'ils n'ont pas de droits légitimes à une telle action et qu'il s'agit "d'un travail de destruction". Dans l'article, appel "aux soldats de l'Armée de l'intérieur en émigration" en 1956 le général Bór-Komorowski a écrit: "Nous étions ensemble durant les années de la lutte et de travail inoubliables en Pologne, nous devrions être ensemble ici aussi, puisque le sort nous a choisi un tel terrain d'action. Notre nation a le droit d'espérer une aide de nous, soyons donc solidaires et unis, étant donné que ce n'est qu'ainsi que nous représenterons la force sans laquelle nous ne pourrons rien accomplir."

En 1956 le Cercle de l'Armée de l'intérieur comptait environ 2000 membres. Les Arrondissements et les filiales se trouvaient sur quatre continents. Ils luttaient pour la préservation de la vérité historique, ils aidaient les invalides, ils organisaient l'aide pour la Pologne et ils intervenaient auprès des consulats.  Aussi une section des publications a été créée.

Quand la Commission Principale des vérifications auprès de l'état-major du Commandant en chef a cessé d'exister, le droit de la vérification plus ample du service dans l'Armée de l'intérieur restait aux mains de son ancien commandant qui était le président du Conseil Général du Cercle de l'Armée de l'intérieur. D'autres soi-disant "commissions de vérification de l'Armée de l'intérieur" et qui n'étaient pas subordonnées à l'ancien commandant de l'Armée de l'intérieur, ont été considérées comme illégales.

On a considéré que "l'Association des soldats de l'Armée de l'intérieur" a introduit l'anarchie dans les rangs des anciens soldats de l'Armée de l'intérieur qui vivaient à l'étranger. N.B. L'hebdomadaire "Głos Powszechny (La Voix Universelle)", dans lequel "L'Association des soldats de l'Armée de l'intérieur" faisait apparaître sa publicité, était un organe de ce que l'on appelait "Zamkowcy" (aussi une fraction du gouvernement en émigration), il divisait donc la politique polonaise. Le colonel Edward Radwan-Pfeiffer est mort à Londres en 1964 et de fait l'Association des soldats de l'Armée de l'intérieur a cessé d'exister. 

L'ancien chef de l'état-major, le général Tadeusz Pełczyński prenait lui aussi la parole pour aborder des sujets essentiels. Il savait que non seulement en Occident il y avait un manque des connaissances sur la situation en Pologne et de la compréhension pour cette situation. Même les soldats de l'Armée de l'intérieur en raison de la conspiration n'étaient pas toujours conscients de certaines actions et décisions.  Dans le "Bulletin d'information" (juillet-septembre 1954) un article du général Pełczyński a paru sous le titre "L'arrière-fond politique et militaire de l'insurrection".  Sous le pseudonyme "Grzegorz" l'article sous la forme d'une conversation intitulée "l'arrestation du général Rowecki" a été émise en Pologne par la section polonaise de la Radio Europe Libre depuis Munich.

Il avait été souligné plus d'une fois que notre force est dans l'unité. Les autorités de la République Populaire de Pologne et la Russie Soviétique tentaient de provoquer des divisions et la mésentente dans nos rangs. Le 24 février 1946 au Foyer Polonais à Londres, l'Assemblée Générale du Cercle Local de l'Armée de l'intérieur a adopté les Statuts temporaires. Le Directoire a été élu, le commandant Zbigniew Sujkowski „Leliwa” présidait. Par la suite les Congrès successifs des délégués ont complété ces Statuts. Les présidents changeaient, mais la base était toujours constituée par ces premiers Statuts.

Le Fonds des invalides se trouvait sous la garde de Madame Irena Komorowska. Après la mort soudaine et inattendue du général Tadeusz Bór-Komorowski en 1966 le Fonds des invalides a commencé à porter son nom. Les présidents changeaient. Pendant très longtemps le Fonds des invalides était géré par Madame Halina Martinowa et à présent il se trouve sous la direction du collègue Andrzej Sławiński. Une fois par an des collectes d'argent sont organisées durant un mois pour le Fonds des invalides.

Le 12ème  Congrès du Cercle de l'Armée de l'intérieur en 1974 a créé la fonction de l'aumônier du Cercle qui a été donnée au père Jerzy Mirewicz, ancien soldat de l'Armée de l'intérieur. La Commission idéologique a également été créée. Le Cercle de l'Armée de l'intérieur a été et continue d'être attentif aux événements en Pologne et en émigration. Par exemple après 1956 quand certains des prisonniers politiques ont été libérés nous avions l'impression d'une certaine liberté, le Bulletin a publié un article de Hanna Czarnocka intitulé "Les réflexions en temps de dégel d'un soldat de l'Armée de l'intérieur en émigration". Le rapport du régime de la République Populaire de Pologne au commandement de l'Armée de l'intérieur n'a pas changé. Le régime disait que "cela était infâme et criminel, que cela représentait la théorie antipolonaise des deux ennemis, mais que le problème du commandement n'existe plus." Cette affaire a été entièrement réglée par l'histoire.

Cependant nous étions fiers de nos commandants, nous étions reconnaissants non seulement de ce qu'ils nous ont mené au combat, mais aussi du fait qu'ils ont su diriger la suite de l'action et soutenir notre moral. Bien sûr nous nous réjouissions quand nos collègues sortaient de prisons et quand ils recevaient certaines libertés, mais la conquête de la Pologne continuait et notre lutte idéologique durait.

Le 1 août 1966 une émission radio a été émise sur les ondes de la Radio l'Europe Libre sur la création de la "Croix de l'Armée de l'intérieur" par le général T. Bór-Komorowski. Le général a dit que  « la Croix de l'Armée de l'intérieur » est le signe du devoir du soldat loyalement rempli. Cette décoration a été conçue artistiquement par Andrzej Bobrowski.

La mort soudaine du général Bór-Komorowski survenue le 24 août 1966 a été un coup dur non seulement pour les anciens soldats de l'Armée de l'intérieur, mais aussi pour toute la communauté polonaise.

À Varsovie le jour de l'enterrement une messe a été célébrée à l'Église de la Sainte Croix pour la paix de l'âme du feu général T. Bór-Komorowski. En dépit du fait que le régime n'a permis de placer aucune notice nécrologique environ 5.000 personnes étaient présentes à l'église.

Le Conseil Général du Cercle de l'Armée de l'intérieur a considéré la promotion des publications comme une des tâches très importantes. Du vivant des participants et des témoins des événements survenus en Pologne du temps de la Deuxième Guerre Mondiale il fallait mettre sur papier le savoir sur ce qui s'y était passé. La conspiration ne permettait pas de commentaires ouverts et la radio et la presse n'étaient pas accessibles à tous. Depuis un certain temps l'Étude de la Pologne Clandestine travaillait sur la préparation d'un gros travail intitulé "l'Armée de l'intérieur en Documents 1939-1945" qui à l'époque comptait cinq volumes. En 1970 grâce à la Fondation de la Famille Lanckoroński le premier volume est paru. En 1971 le général Pełczyński a discuté cette publication très importante et il a demandé aux anciens soldats de l'Armée de l'intérieur qu'ils soutiennent cette publication en l'achetant ce qui allait permettre la publication des volumes suivants.

En 1973 le deuxième volume a été publié, en 1976 le troisième volume, en 1977 le quatrième et en 1981 le cinquième volume. Le sixième volume complémentaire a paru en 1989. Par contre Jan Tarczyński a sélectionné les documents et préparé "l'organisation des parachutages des matériaux pour l'Armée de l'intérieur" et l'Étude de la Pologne clandestine  a publié cette étude en 2001.

En même temps le Directoire Principal a demandé aux filiales et à tous les collègues de fournir des matériaux concernant les scouts dans la lutte clandestine et au cours de l'insurrection pour un nouveau livre. Le chef du comité de rédaction était le collègue Stefan Bogdanowicz.

Le chef de l'archive de l'Étude de la Pologne clandestine Halina Czarnocka a demandé de l'aide dans la recherche et le rassemblement des matériaux pour un livre sur le rôle des femmes dans l'Armée de l'intérieur. La collègue Janina Płoska, „Rakieta” en travaillant sur le sujet du Centre de Varsovie a recherché la liste des femmes qui ont lutté au cours de l'insurrection.

Une attention considérable a été portée à la rectification des mensonges et des reproches injustifiés apparus dans les publications et dans la presse tant de la République Populaire de Pologne que dans les publications et dans la presse occidentales en langues étrangères.

Le Directoire Principal du Cercle de l'Armée de l'intérieur a publié une étude collective intitulée "Communication, Sabotage, Diversion.  Les femmes dans l'Armée de l'intérieur" dont la rédactrice était Halina Martinowa.

Dans le "Bulletin d'information" diverses sortes de récits ont été publiées. Le commandant Tadeusz Klimowski écrivait sur les actions de la 27ème Division d'infanterie de Wołyń. Tadeusz Zawadzki a écrit sur les livres qui paraissaient en la République Populaire de Pologne, comme par exemple le livre „Kedywiacy (Membres de la direction de la diversion du Commandement en chef de l'Armée de l'intérieur)" dont les auteurs ont été le frère et la sœur Henryk i Ludwika Witkowscy et qui a été publié par les éditions PAX.

Il est difficile de tout raconter en un seul article sur les 65 ans de l'existence du Cercle de l'Armée de l'intérieur. Dans un certain sens les débuts ont défini son caractère et ses objectifs qui ont été réalisés par les présidents successifs ainsi que par les membres actifs du Directoire et du Cercle.

Après le premier président Józef Garliński, Franciszek Miszczak qui a été président pendant 12 ans a été élu  en 1974 au cours du 12ème Congrès des délégués à Londres président du Directoire Principal du Cercle de l'Armée de l'intérieur. Michał Mandziara est devenu le président de la Filiale autonome du Cercle de l'Armée de l'intérieur  et Tadeusz Zawadzki est devenu le président du Conseil Général du Cercle de l'Armée de l'intérieur. Les collègues  Pilch, J. Rusecki, L. Kindlein, la collègue  Fabiola Paulińska i le collègue J. Huczyński ont été présidents du Cercle de l'Armée de l'intérieur de Londres.

Nous avons vécu la période de la "Solidarité" avec le sentiment que l'opposition et les ouvriers ont commencé à lutter pour l'indépendance de la Pologne non pas avec les armes à la main bien qu'officiellement il ne s'agissait que de syndicats. L'état d'exception nous a mobilisés pour agir afin d'aider la Pologne et afin de protester en même temps vis-à-vis des nations du monde.

Nous étions conscients du manque continu d'argent pour mener l'Étude de la Pologne Clandestine au vu en particulier de la mort successive des membres qui la soutenaient. En 1982 la décision a été prise de fonder la Fondation de l'Armée de l'intérieur. Son but était de collecter des fonds pour secourir l'existence de l'Étude de la Pologne Clandestine à l'avenir pour les générations à venir. En 1986 l'Étude a reçu 600.00 livres sous la forme de subside. Cependant la situation financière de l'Étude de la Pologne Clandestine est toujours misérable.

Successivement les plus âgés mouraient. En 1985 le général Tadeusz Pełczyński est mort. Il fut non seulement le président de l'Étude de la Pologne Clandestine, du Conseil Général du Cercle, mais aussi il se prononçait souvent sur les sujets essentiels en donnant la direction aux actions des anciens soldats de l'Armée de l'intérieur.

En 1977 la Commission statutaire s'est réunie et certaines modifications ont été introduites.  Janusz Cywiński a alors été élu président et en 1999 Andrzej Bobrowski a été élu président. Après l'abbé Mirewicz, l'abbé  Józef Gula est devenu l'aumônier du Cercle de l'Armée de l'intérieur, lui qui fut un maquisard pendant la guerre.

Au printemps 2000 avec l'approbation du Directoire Principal la Filiale du Cercle de Londres a soutenu le projet d'Andrzej Bobrowski de créer un site web afin de mettre en sécurité la vérité historique.

En 2001 Marzenna Schejbal est devenue la présidente du Cercle de l'Armée de l'intérieur et elle détient cette fonction jusqu'à aujourd'hui. Elle maintient la tradition des fondateurs du Cercle de l'Armée de l'intérieur et elle veille à ce qui le nombre toujours plus petit des anciens soldats de l'Armée de l'intérieur se rencontre avec leurs familles et amis en transmettant le savoir sur la Pologne Clandestine et partage leur attachement à la Pologne. Le jour de l'anniversaire de l'insurrection une messe est célébrée à l'église de Saint André Bobola et il y a une rencontre au Centre socioculturel polonais à Londres. Chaque année le dernier samedi du mois de mai une messe est célébrée à l'intention des anciens soldats de l'Armée de l'intérieur.

Une activité importante consiste dans le Fonds pour les invalides de l'Armée de l'intérieur qui est présidé par Andrzej Sławiński. En mars en toute l'Angleterre des collectes de fonds sont organisées à cette fin. Dernièrement pas toutes les paroisses y ont participé. Durant quelques années les membres de l'organisation "Poland Street" de la nouvelle émigration nous y ont aidé.

 

 

Hanna Kościa
20 novembre 2011

 

 
 

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